Petite enfance : des préoccupations légitimes

En grève depuis ce matin, les personnels de la petite enfance de la Ville de Paris exigent de nouvelles embauches. Ce mouvement exprime des exigences qui correspondent à l’intérêt général.


7 avril 2008

Depuis 2001, la majorité de gauche a entrepris une politique visant à développer le service public de la petite enfance. Ce choix, en rupture avec l’immobilisme des mandatures précédentes, a permis la création de 5800 nouvelles places en crèche. Dans les 6 prochaines années, 4500 nouvelles places verront le jour. C’est un choix positif qui nous réjouit.

Il reste que cet effort doit s’accompagner d’embauches suffisantes pour permettre aux personnels d’accueillir convenablement les petits Parisiens. La création de nouvelles places en crèches ne doit en aucun cas conduire à une surcharge de travail pour des personnels qui exercent déjà un métier difficile et exigeant.

La grève d’aujourd’hui fait suite aux nombreux mouvements qui avaient traversé les crèches parisiennes en 2006. Elle traduit un malaise profond. Bien souvent, les personnels se heurtent à des situations critiques qui ne peuvent perdurer. Quelque chose ne va pas dans les crèches de la Ville de Paris. Manifestement, les 1152 postes créés depuis 2001 ne font pas le compte. Malgré les négociations, la réalisation d’un diagnostic partagé et les créations de postes qui ont suivi les dernières mobilisations, la situation reste très tendue. Dans l’intérêt des personnels, des parents comme de leurs enfants, il importe que le dialogue social s’instaure au plus vite et que des solutions concrètes se dégagent.

Paris le 7 avril 2008
Ian Brossat
Président du groupe communiste au Conseil de Paris